Leo Dorfner
Lovely Head
2020
Aquarelle sur papier
50 × 40 cm
Unique
Localisation : Ivry sur Seine, France
À propos de l'œuvre
Cette composition est un assemblage de deux aquarelles. En haut à gauche, le premier dessin représente une femme se tenant le visage et le déformant. En bas à droite, une deuxième image montre deux personnages, dont seules les lèvres inférieures sont visibles, portant respectivement les mots « haine » et « amour ». Le cadrage serré des deux images concentre l'attention sur la peau, un élément récurrent dans l'œuvre de Leo Dorfner, tandis que les mots « haine » et « amour », représentés sous forme de tatouages, soulignent et rappellent l'importance du texte dans les créations de l'artiste. L’utilisation de l’aquarelle confère une texture délicate, presque translucide. À l’instar des autres créations de Leo Dorfner, cette œuvre s’inspire de photos prises par l’artiste ou trouvées sur Internet. Cela lui confère une esthétique délibérément séduisante qui joue sur la superficialité des magazines de mode et des réseaux sociaux.
Avis de l'expert
Présentée dans le cadre de l'exposition « We're living in a social network » à la Galerie Claire Gastaud, cette œuvre est représentative de la production récente de l'artiste, qui met l'accent sur l'association d'images avec son support de prédilection, l'aquarelle.
À propos de l'artiste
Né en 1985, Leo Dorfner vit et travaille à Paris. Sensibilisé très tôt à l'aquarelle, il suit les cours de l'École nationale supérieure des beaux-arts de Paris (atelier Djamel Tatah) et de Caen. S'appuyant sur la transparence de l'aquarelle, il perfectionne sa pratique par des assemblages d'images glanées sur Internet ou dans ses propres travaux. En mettant en valeur la peau dans ses œuvres, il explore également l'esthétique du tatouage qu'il apprécie, l'utilisant parfois pour intégrer une dimension textuelle à sa production artistique. Figure majeure de l'art contemporain français, Leo Dorfner a exposé son travail à l'international, notamment à la Philharmonie de Paris, au Paju Museum en Corée du Sud, à l'ECI Cultuurfabriek à Roermond, aux Pays-Bas, et au Studio Khana au Caire, en Égypte. Il est représenté par la Galerie Claire Gastaud, basée à Clermont-Ferrand et à Paris.
“Je n'impose pas de sens aux gens. Je ne leur dis pas comment interpréter mon œuvre. J'aime l'idée que chacun s'invente sa propre histoire.”
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