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Marcel Fiorini

Cafetière

1974

Gravure sur bois et aquatinte sur papier, estampillée « Éditions Emilio Jacometti - Paris ».

56.5 × 76 cm

21/35

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1 400 € 1400.0 EUR 1 400 €

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À propos de l'œuvre

Cette estampe de Marcel Fiorini révèle son approche unique de la matière et de la forme, où les textures et les contrastes tissent un récit subtil. En haut de la composition, une église rustique émerge d’un paysage légèrement érodé, dans des tons terreux de vert et d’ocre, évoquant le souvenir et la pérennité. En dessous, isolée dans un cadre sombre et voûté, une cafetière, réalisée en grisaille lumineuse, semble presque spectrale, comme si un objet du quotidien était élevé au rang d’icône. Une bande verticale noire et orange sur le bord droit ponctue la composition d’un rythme moderniste, équilibrant figuration et abstraction.

Avis de l'expert

Fiorini établit avec brio un lien entre le quotidien et le symbolique, conférant à des objets modestes une aura d'intemporalité. Cette œuvre illustre son inventivité technique dans le domaine de la gravure ainsi que sa capacité poétique à associer paysage, nature morte et abstraction au sein d'un même langage visuel.

À propos de l'artiste

« Né à Guelma, en Algérie, au sein d'une famille italienne, Marcel Fiorini a commencé à peindre dès son plus jeune âge et s'est essayé à la gravure en utilisant des produits provenant de la pharmacie de son père. Il a fréquenté l'École des Beaux-Arts d'Alger de 1940 à 1942. En 1947, sa famille s’installa en France. En 1941, il suivit un cours de peinture à l’École des Beaux-Arts d’Alger, puis, après s’être installé à Paris, il fonda un « Atelier de peinture » avec les célèbres pieds-noirs Louis Nallard et Maria Manton. Peintre de la Nouvelle École de Paris, il s’est également illustré par ses gravures et par les nouveaux procédés de gravure qu’il a mis au point, tels que l’eau-forte sur bois, sur linoléum ou sur plâtre. Fiorini se lia d’amitié avec Roger Chastel et Roger Bissière, pour lesquels il réalisa des gravures à partir de 1952, ainsi qu’avec Bertholle, Tobey, Vieira da Silva et Jacques Villon. À partir de 1948, il participa régulièrement au Salon des Réalités Nouvelles, au Salon de Mai et à diverses expositions consacrées aux jeunes graveurs contemporains. Au début des années 1950, Marcel Fiorini se consacra presque exclusivement aux techniques de gravure en creux, notamment l’aquatinte et l’eau-forte. Il s’est ensuite tourné vers les grandes linogravures, qu’il combinait parfois avec les techniques précédentes. Il a également largement recouru à la gravure sur bois et sur métal. L’une de ses plus grandes contributions reste l’utilisation novatrice du linoléum pour créer des compositions graphiques intégrées à la peinture moderne. »

Informations complémentaires

Signé

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