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Charlie Giglia

USPS stickers

2016

Graffiti de l'artiste au feutre posca sur 2 grands stickers USPS

14 × 21 cm

Unique

Localisation : paris, France

https://www.artransfer.com/web/image/product.template/33216/image_1920?unique=45f29c5

70 € 70.0 EUR 70 €

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À propos de l'œuvre

Deux étiquettes « Priority Mail » du service postal américain, plus précisément la « Label 228, mars 2016 », sont assemblées pour former le support de cette composition. L’œuvre présente une inscription stylisée en lettres bulles, réalisée en bleu avec un contour noir, qui semble former « SAR » ou un sigle similaire. Les lettres sont agrémentées de détails internes tels que des tirets bleu clair, des ovales roses et des taches jaunes, ajoutant de la texture et un intérêt visuel aux formes principales. L’arrière-plan de la composition est animé par des éléments dispersés : des éclaboussures vertes et allongées émanent des parties supérieures, tandis que des points et des formes rouges sont répartis sur la surface blanche de l’étiquette. Une forme ondulée aux teintes violettes, ressemblant à un nuage, avec des contours rouges et des croix rouges à l’intérieur, occupe la partie inférieure de l’œuvre, offrant une base contrastée au lettrage central. L’esthétique générale s’inscrit dans les conventions établies de l’art du graffiti, en utilisant des contours audacieux, des couleurs vives et une disposition dynamique des formes. L’utilisation d’étiquettes postales officielles comme support relie l’œuvre à la pratique du « slap tagging » ou du « sticker bombing », une forme courante d’art urbain où les artistes apposent des autocollants ou des étiquettes personnalisés sur des surfaces publiques. Ce choix de matériau intègre les aspects bureaucratiques et utilitaires dans un contexte artistique, transformant un article produit en série en un objet d’art unique. La fonction intrinsèque des étiquettes destinées à un « usage national et international » est détournée par leur utilisation artistique, mettant en avant les thèmes de la communication, de l’espace public et de l’intervention artistique.

Avis de l'expert

Cette œuvre s'inscrit dans la lignée du Street Art, un mouvement issu des milieux urbains qui intègre souvent des éléments issus du graffiti, de l'art au pochoir et de l'art de l'autocollant. L'appropriation d'éléments commerciaux éphémères, tels que les étiquettes postales, est une stratégie caractéristique de ce genre, qui rappelle les pratiques observées dans le Pop Art, mais recontextualisées pour une exposition publique, souvent non autorisée. L’utilisation par l’artiste d’un style de « lettres bulles », élément fondamental du graffiti, témoigne d’une maîtrise du langage visuel de la sous-culture dont l’œuvre est issue. Sur le marché de l’art contemporain, les œuvres d’artistes de rue confirmés qui restent fidèles à leurs racines, en particulier ceux qui sont passés des interventions publiques à des pièces destinées aux galeries, bénéficient d’un cercle de collectionneurs bien défini. Le marché valorise l’authenticité et un lien clair avec le mouvement du street art. Les œuvres réalisées sur des supports originaux, comme ces étiquettes, sont souvent très recherchées en raison de leur lien direct avec la pratique initiale de l’artiste et l’évolution historique du genre.

À propos de l'artiste

Charlie Giglia, connu sous divers pseudonymes, notamment SAR, VIKING, SZAR et SARCASTIC 109, est un artiste américain associé au mouvement du street art. Sa carrière s’est développée dans le contexte de la culture du graffiti, où il s’est affilié à des collectifs de premier plan tels que TMB, MOD, TOP, FAL et RI. La pratique de Giglia consiste souvent à se réapproprier des surfaces publiques et commerciales, qu’il transforme en toiles pour y apposer son lettrage et son style graphique caractéristiques. Son œuvre explore fréquemment les thèmes de l’identité, du paysage urbain et de la nature éphémère de l’art urbain. Grâce à ses différents pseudonymes, Giglia s’est imposé tant dans les milieux artistiques underground que dans les contextes artistiques plus institutionnels. Sa production comprend des fresques murales, des œuvres sur toile et des pièces de plus petite taille réalisées sur des objets trouvés ou des étiquettes commerciales, reflétant un engagement constant envers les matériaux et l’esthétique de ses origines.

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