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Erwin Olaf

The gym

2004

Papier numérique Fuji Crystal Archive

70 × 100 cm

Localisation : Paris, France

https://www.artransfer.com/web/image/product.template/23350/image_1920?unique=22290c8

13 930 € 13930.0 EUR 13 930 €

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À propos de l'œuvre

Sur fond de gymnase, deux pom-pom girls se tiennent debout, agitant les bras, l’air abattu. Les couleurs sobres de leurs uniformes et du gymnase contribuent à l’atmosphère grave de la scène. La gaieté généralement associée à ces personnages dans la mémoire collective est ici remplacée par une expression de défaite et de solitude. L’apparence stéréotypée des protagonistes et le décor parfaitement ordonné – à l’exception d’un pompon laissé par terre par la femme à droite, à l’arrière-plan – renvoient à l’univers cinématographique américain des années 1960. L’esthétique joyeuse habituelle fait place à un silence pesant et solitaire. À l’instar de la série « Rain » dont elle est issue, cette photographie témoigne du vide de la culture américaine avec le cynisme propre à l’artiste.

Avis de l'expert

La photographie d'Erwin Olaf témoigne de son sens de la mise en scène et de son goût pour le cynisme. L'esthétique de la « perfection » américaine est tournée en dérision et mise à contribution pour en révéler le vide, dans une atmosphère sombre et feutrée qui rappelle les personnages impassibles et graves d'Edward Hopper.

À propos de l'artiste

Erwin Olaf (1959 - 2023) est un photographe néerlandais. Son travail emprunte à la fois les codes du photojournalisme et de la photographie de mode, qu'il maîtrise à la perfection. En 1988, le photographe reçoit le prix du Jeune photographe européen pour sa série Chessmen, marquant ainsi son entrée sur la scène internationale. Privilégiant les séries, l'artiste raconte des histoires tragiques ou sordides, qu'il construit par de forts contrastes entre les sujets photographiés, les lumières et les objets. Son travail a fait l'objet d'expositions collectives et individuelles dans le monde entier, notamment au Centre Pompidou à Paris, au Bilbao Art Center et au Musée d'art moderne de Moscou.

“Je me suis rendu compte que c'était un monde qui avait disparu. J'ai donc radicalement simplifié les images. À présent, tout le monde attend en vain ; c'est l'instant qui suit le bonheur.”

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