Sache Sosno
Petite vénus puzzle
2008
Bronze
27 × 14 × 12 cm
Unique
Localisation : Narbonne, France
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À propos de l'œuvre
Cette sculpture en bronze de Sacha Sosno reprend l’un des principes fondateurs de son œuvre : l’oblitération, l’art de « cacher pour mieux voir ». Le torse féminin, inspiré des canons classiques, est fragmenté par des formes évoquant des pièces de puzzle qui s’emboîtent et se séparent. En interrompant délibérément les volumes, Sosno crée un jeu subtil entre présence et absence, continuité et rupture. La patine profonde renforce l’effet sculptural et met en valeur les transitions douces entre les fragments. Malgré son format intimiste, l’œuvre possède une forte densité symbolique : le regard est invité à recomposer mentalement le corps, à restaurer ce qui manque, à imaginer ce qui a été soustrait. Cette implication du spectateur est au cœur de l’esthétique de Sosno.
Avis de l'expert
Cette œuvre est un excellent exemple du langage sculptural de Sosno au début des années 2000. Sa maîtrise du bronze, associée à la rigueur conceptuelle de l’oblitération, en fait une œuvre très recherchée dans les éditions de petit format. Le numéro 1/8, particulièrement convoité, renforce l’intérêt des collectionneurs. La qualité de l’exécution, l’équilibre entre fragmentation et harmonie, ainsi que la cohérence avec les grandes lignes de l’École de Nice, en font une sculpture représentative et digne d’un musée. C’est une œuvre qui résume parfaitement l’approche de Sosno : donner forme au manque, créer un nouvel espace de perception à partir du vide.
À propos de l'artiste
Alexandre Joseph Sosnowsky, dit Sacha Sosno (1937, Marseille – 2013, Monaco), est un sculpteur, peintre et artiste plasticien français, associé à l’École de Nice. Il a passé son enfance entre Riga et Nice, où il a rencontré Henri Matisse dès son plus jeune âge. Dans les années 1950, il a rencontré Yves Klein et Arman, qui ont profondément influencé sa réflexion artistique. S’installant à Paris à la fin des années 1950, il a étudié les sciences politiques et les langues orientales, tout en travaillant comme photographe et reporter, notamment en Irlande du Nord, au Bangladesh et au Biafra. De retour à Nice, il a fondé en 1961 la revue Sud-Communications, dans laquelle il a publié la première théorie de l’École de Nice. Sosno a ensuite développé son concept majeur d’« oblitération » – « cacher pour mieux voir » – qu’il a appliqué à la peinture, à la sculpture, à la photographie et à l’architecture. Ses œuvres monumentales en plein air, notamment la célèbre Tête Carrée abritant la bibliothèque Louis-Nucéra à Nice, lui ont valu une reconnaissance internationale. Son œuvre, composée de vides, de masques et de formes interrompues, invite le spectateur à recomposer mentalement l’image, faisant de l’absence un véritable moteur de la perception.
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