Pablo Sozyone Gonzalez
One Million Murders by Sozyone Gonzalez
200 × 140 × 3 cm
Unique
Localisation : LA HULPE, Belgique
Documents
-
Invoice or proof of purchase
-
Certificate of authenticity
-
Other documents
À propos de l'œuvre
Cette toile de grand format présente un portrait stylisé et monochrome, réalisé principalement en noir et blanc sur un fond jaune vif. La composition met en avant un personnage dont le visage est partiellement masqué ou fortement abstrait, caractérisé par des lignes calligraphiques audacieuses et des effets de peinture coulante. Les formes suggèrent une tête ou un buste humain, avec des éléments ressemblant à des cheveux ou à un couvre-chef, rendus par des traits épais et curvilignes. Les yeux sont représentés sous la forme de silhouettes allongées et ombrées, avec des coulures sombres s’étendant vers le bas, évoquant un sentiment d’émotion ou de détresse. L’esthétique de l’œuvre s’inspire du langage visuel du graffiti et de l’art urbain, caractérisé par sa qualité graphique et ses coups de pinceau dynamiques. Les lignes noires, qui rappellent des tags ou des contours, définissent les contours et les structures internes de la figure, tandis que les zones blanches apportent du contraste et constituent la surface principale du sujet. Les coulures délibérées de peinture noire confèrent à la surface un aspect brut et spontané, suggérant le mouvement et l’acte physique de la peinture. Le fond jaune vif isole la figure, renforçant son impact visuel et créant une forte tension chromatique avec le noir et le blanc dominants. Le titre, « One Million Murders », suggère un courant narratif ou thématique sous-jacent lié à la violence, au conflit ou à la critique sociale, s’inscrivant dans le concept plus large de « La Voyoucratie » exploré par l’artiste à l’époque où cette œuvre était exposée. Le caractère expressif de la figure, associé au titre, témoigne d’un engagement envers des thèmes liés à l’expérience humaine, aux enjeux sociétaux, ou peut-être aux réflexions personnelles de l’artiste sur ces sujets. Les dimensions de l’œuvre, 200 x 140 cm, contribuent à sa présence immersive, permettant au spectateur de se confronter directement à ce visage abstrait.
Avis de l'expert
Pablo Sozyone Gonzalez occupe une place particulière sur le marché de l'art contemporain, faisant le pont entre l'art de rue et les galeries traditionnelles. Son œuvre est reconnue pour son style graphique distinctif, issu de son parcours dans le graffiti et la culture hip-hop. L'association de lignes audacieuses, de figures stylisées et d'une palette de couleurs restreinte mais percutante caractérise sa production artistique. Sa présence sur le marché repose principalement sur des expositions en galerie et un historique de ventes aux enchères régulier, notamment en Europe.
Les résultats obtenus par l’artiste aux enchères témoignent d’une demande constante pour ses peintures et ses œuvres sur papier, certaines pièces étant proposées lors de ventes organisées par des maisons telles que Tajan. Si ses prix se situent généralement dans la fourchette moyenne des artistes contemporains issus du milieu du street art, ses toiles de plus grand format et d’une importance historique plus marquée, notamment celles issues de séries reconnues comme « La Voyoucratie », suscitent un intérêt particulier chez les collectionneurs. Son parcours d’expositions régulier et son engagement dans divers domaines créatifs contribuent à la valeur perçue et à l’attrait de collection de son œuvre.
À propos de l'artiste
Pablo Sozyone Gonzalez, né à Bruxelles en 1973, est un artiste belgo-espagnol dont la carrière s'étend sur plus de trois décennies et englobe la musique, l'édition et les arts visuels. Élevé par une famille originaire des Asturies qui avait fui l'Espagne franquiste, Gonzalez a très tôt développé un sens de l'indépendance dans ses activités artistiques à Bruxelles. En 1988, à l’âge de 15 ans, il a commencé à collaborer avec Smimooz, son partenaire artistique, en réalisant des graffitis dans les espaces publics et en formant le groupe de hip-hop De Puta Madre. Cette période l’a imposé comme une figure marquante en Belgique pour sa musique, ses textes et ses peintures. En 1994, il a commencé à travailler avec Claire, qui l’a aidé à développer les aspects chromatiques de son œuvre, Gonzalez étant daltonien. Gonzalez et Claire ont cofondé la galerie INK à Bruxelles en 2000, qui figurait parmi les premières galeries d’art en Europe consacrées au graffiti. Il a également occupé le poste de directeur artistique du magazine Ticket, puis a créé le magazine Voxer, continuant ainsi à s’intéresser à l’édition. En 2004, Gonzalez a fait son entrée sur la scène des galeries avec son exposition « One Million Murders » à la galerie ALICE. De 2003 à 2013, son œuvre a souvent exploré le concept de « La Voyoucratie », mettant en scène des personnages issus de divers milieux criminels et contre-culturels, notamment des anarchistes français, des terroristes allemands et des gangs de rue. Cette orientation thématique a trouvé son aboutissement dans l’exposition « G.I.P.S.Y : Graffiti Is Probably Scaring You ». En 2015, il a inauguré un nouveau chapitre thématique intitulé « The End of The Empire », mettant en scène des personnages dans des paysages urbains anticipant des événements sociétaux. Gonzalez a également exploré divers supports, notamment la sculpture en acier, l’argile et la réalité virtuelle, et a réalisé des fresques murales à grande échelle, telles que « The Man of the Meuse » à Liège en 2018.
Informations complémentaires
3x
D'AUTRES OEUVRES SUR ARTRANSFER
Your Dynamic Snippet will be displayed here...
This message is displayed because you did not provide both a filter and a template to use.