Zao Wou-Ki - Sans Titre

58 000,00 €

Zao Wou-Ki
Untitled, 1997
Encre sur papir
Pièce unique
55,90 × 57 cm

Photos : © All rights reserved

Zao Wou-Ki
Untitled, 1997
Encre sur papir
Pièce unique
55,90 × 57 cm

Photos : © All rights reserved

À propos de l’œuvre : Réalisée en 1997, cette encre sur papier de Chine témoigne de la pleine maturité artistique de Zao Wou-Ki. La composition s’organise autour d’une puissante masse d’encre sombre qui traverse la partie supérieure de l’œuvre, tandis qu’une zone plus diffuse et horizontale se déploie au centre, évoquant une brume ou un paysage suspendu. Le jeu subtil entre densité et légèreté, entre plein et vide, traduit l’héritage de la tradition picturale chinoise que l’artiste réinterprète avec une sensibilité profondément moderne. Provenant de la collection personnelle de Vladimir Velickovic, avec lequel Zao Wou-Ki entretenait une relation d’amitié et d’estime mutuelle à Paris, cette œuvre faisait partie d’un échange entre les deux artistes. Elle porte ainsi la trace d’un dialogue intime entre deux figures majeures de la scène artistique internationale. À la croisée de l’Orient et de l’Occident, cette encre incarne pleinement l’univers de Zao Wou-Ki : un espace vibrant, libre, où l’abstraction devient paysage intérieur.

À propos de l’artiste : Né en 1920 à Beijing (Chine) et décédé en 2013, Zao Wou-Ki apprend dès son plus jeune âge à dessiner les caractères de l’alphabet chinois, base de la calligraphie. Puis, il entre à 15 ans aux Beaux-Arts de Hangzhou (Chine). Devenu professeur, il tient sa première exposition personnelle marquée par les influences françaises de Cézanne, Matisse et Picasso en 1941. À la fin des années 40, il se rend à Paris poussé par l'attaché culturel de l'ambassade de France en Chine et s’y installe pour terminer ses études artistiques. Devenu ami avec Pierre Soulages, Hans Hartung, Sam Francis ou encore Joan Mitchell, l’artiste chinois s’entoure des plus grands de son temps. Il découvre la lithographie et l’abstraction dans les années 1950 et marque un tournant dans sa carrière, il “vise une nouvelle écriture imaginaire et indéchiffrable”. Aujourd'hui considéré comme l’un des plus grands artistes du XXe siècle, Zao Wou-Ki est exposé dans les plus grands musées (Musée d’Art Moderne, Paris ; Tate Museum, Londres ; The Metropolitan Museum of Art, New York…) et dispose suite à son décès de sa propre salle au Bridgestone Museum of Art (Japon). Il réalise aujourd’hui des records de vente dans les plus prestigieuses maisons de ventes aux enchères ($65 millions, Sotheby’s Hong Kong, 2018).

Avis de l’expert : L’encre sur papier présentée, datée de 1997, s’inscrit avec évidence dans le corpus des œuvres réalisées par Zao Wou-Ki aux années 1990, période de grande maîtrise et de liberté gestuelle. La signature et la date, apposées en bas à droite, sont conformes aux usages de l’artiste. La qualité du pinceau, la tension interne de la composition, ainsi que le dialogue subtil entre masses d’encre dense et espaces laissés en réserve, correspondent pleinement au vocabulaire plastique développé par Zao Wou-Ki à cette époque. L’œuvre provient de la collection personnelle de Vladimir Velickovic, artiste avec lequel Zao Wou-Ki entretenait une relation d’amitié et d’échanges réguliers à Paris. Le fait qu’elle ait été acquise dans le cadre d’un échange entre les deux artistes renforce sa cohérence historique et sa traçabilité.